Aventures Genevoises #2 : Le jour où j’ai couru avec un Anglais dans l’équipe de Haute-Savoie

Je n’étais pas sensé rester. Un aller-retour à Genève le dernier samedi de janvier pour disputer la 2ème manche de l’Omnium Genevois, c’était déjà une belle manière de fêter les post-partiels du premier semestre.

Mais voilà, le lendemain devait avoir lieu, sur le même vélodrome de Genève, un match entre une sélection suisse essentiellement genevoise, une sélection italienne et une sélection de Haute-Savoie. Et il manquait du monde côté Haute-Savoie. Alors, quand l’organisateur Emmanuel Chaussard m’a proposé de rester une journée de plus, je n’ai pas résisté. Après tout, les occasions de courir sur la belle piste de Genève sont rares. Je préférais largement ça à une sortie sur route dans le froid. Et puis, c’était le week-end séparant les deux semestres universitaires, je n’avais aucun cours à réviser, aucun devoir à faire. Je n’avais pas été très performant le samedi, je pouvais peut-être me rattraper le dimanche ? Alors j’ai dit oui. Oui mais… Une fois de plus, je me retrouvais à improviser un week-end à Genève, et une fois de plus je devais chercher un hébergement. J’ai fait comprendre aux organisateurs que l’hôtel le plus proche du vélodrome, à 100 francs suisses la nuit, n’était pas vraiment dans mon budget d’étudiant. Ils m’ont tout de suite répondu « ne t’inquiète pas, on va trouver ». Emmanuel a fait le tour du vélodrome, demandant à tous les Genevois s’ils pouvaient me loger pour la nuit. Une famille dont les deux fils courent sur piste accepte. Hébergement trouvé !

De la Suisse, je ne connaissais que le vélodrome de Genève (et un hôtel Ibis…) J’ignore si ce constat est vérifié, mais en tout cas, au vélodrome, les Suisses sont à la hauteur de leur réputation : timing parfaitement réglé, propreté des équipements irréprochable, précision des installations chronométriques. De la même façon, je ne suis pas en mesure de parler du sens de l’hospitalité des Suisses en général, mais je peux déjà vous parler de celui de la famille Holdener. Et c’est déjà beaucoup ! Dire que j’ai été bien reçu est un doux euphémisme. Malgré mon envie de me faire tout petit (car j’étais tout de même en train de m’incruster chez eux), leur sourire et leur bienveillance m’ont tout de suite mis à l’aise. Alors encore une fois, merci pour l’accueil !

Le dimanche matin, je suis donc retourné au vélodrome avec mes deux hôtes Maxime et Cyprien, pour rejoindre la clan Haut-Savoyard. Clan maintenu à flot par l’arrivée d’un Lyonnais donc, mais aussi d’un Anglais et même d’un Suisse venu palier à un désistement de dernière minute : Stéphane Muller, coureur-organisateur de ce « tri-nation » du vélo quelque peu remanié.

Un Lyonnais-Haut-Savoyard, un Suisse, un Anglais-Haut-Savoyard en pleine course !
Un Lyonnais-Haut-Savoyard, un Suisse, un Anglais-Haut-Savoyard en pleine course !

Sur le plan sportif, les Suisses ont dominé les débats malgré la belle victoire d’Alexandre Petellat au keirin -la seule manche qui aura échappé aux helvètes- et nos tentatives pour déstabiliser cette équipe bien groupée autour de son leader Loïc Perrizolo, athlète de classe mondiale.

Mais surtout, j’ai pris énormément de plaisir à courir sous le maillot Haut-Savoyard. Que ce soit lors des épreuves individuelles ou lors de l’américaine avec le Britannique James Connell : une paire inédite en Haute-Savoie ! L’accueil de la petite équipe du comité tout autant que celui des organisateurs y a contribué largement. Je ne sais pas si je serai au match transalpin la saison prochaine (tout de même, laissons la place aux Haut-Savoyards…) mais une chose est sûre : j’y retournerai avec plaisir !

L'équipe de Haute-Savoie, 2ème du match transalpin 2015
L’équipe de Haute-Savoie, 2ème du match transalpin 2015

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Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

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