Quand je joue les cobayes…

Cette année, l’un de mes cours à l’INSA aborde la science des mesures et des plans d’expérience. L’objectif étant de former des ingénieurs-expérimentateurs, formés pour la R&D. Un cours qui n’était pas prévu dans mon parcours initial (car issu de la fusion des deux départements de mécanique), mais qui se révèle très intéressant. Entre ce cours, ceux que j’ai suivi l’année dernière (conception, production, mécanique générale, matériaux, programmation entre autres), et ceux que je complète cette année (mécanique des fluides, des solides notamment), je peux dire que j’aurais balayé une grande partie des branches de la mécanique. De quoi avoir une solide culture générale, mais il va bien falloir choisir des thématiques à approfondir au détriment des autres… Ce sera pour l’année scolaire prochaine.

Mais je ne me contente pas de rester du côté de l’expérimentateur ! Ces derniers temps, j’ai eu plusieurs occasions de passer du côté du cobaye…

Tout d’abord en testant Kardyne, un dispositif développé par mon ami Jérémie, ancien équipier à Vaulx et étudiant à Polytech’Lyon (entre autres, le gars a aussi un diplôme d’audio-prothésiste, c’est un peu Géo Trouvetou…). Des étudiants de 3ème année à Polytech souhaitaient voir une démonstration du projet de Jérémie pour un de leurs cours. De mon côté ça m’intéressait aussi car ça touche concrètement ce que je vois en cours de mesures. Jérémie pilotait le test depuis un ordinateur, mais il fallait un cobaye… C’était l’occasion ! Et je dois dire que j’ai été bluffé par le travail de Jérem qui a tout fait, autant sur la partie hardware que software, et l’étude physiologique qui y est liée. Kardyne est un dispositif constitué d’un cardiofréquencemètre relié à la prise micro d’un ordinateur. On peut dire qu’on écoute directement les battements du cœur du patient ! Le dispositif s’utilise avec un capteur de puissance en parallèle pour pouvoir régler l’intensité de l’effort. Un programme Matlab permet de conduire un test d’effort, de l’enregistrer et l’analyser pour donner immédiatement le seuil de transition aérobie/anaérobie et la PMA (puissance maximale aérobie)… Du travail de pro. D’ailleurs, je crois que Jérémie a fait peur aux étudiants de 3ème année…

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Si on m’avait dit qu’un jour je servirais de cobaye pour une expérience scientifique en pédalant entre le sapin de Noël et la table de mon salon… Est-il besoin de préciser que je suis sur un rouleau à résistance magnétique variable bricolé par Jérémie Trouvetou ?

 

Juste avant de partir en vacances, j’ai collaboré à une expérience du laboratoire de vibrations acoustiques de l’INSA. L’expérience consistait en des tests de reconnaissance de mots dans un environnement bruité. Je ne peux pas en dire plus car le laboratoire recherche des cobayes supplémentaires (test sur 2h30 ou 2*1h15, rémunéré). En revanche, je peux dire que j’ai dû rentrer dans une pièce dont les murs absorbent les sons, il n’y a aucune résonance. Faire la transition d’un environnement normal à ce caisson était assez surprenant !

 

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Une expérience sur piste ? Pas question de rater ça !

Enfin, j’ai profité des vacances scolaires pour monter au vélodrome couvert de Roubaix. Sur l’invitation de Décathlon, j’ai participé à un test de la gamme de casques B’twin. Une bonne occasion de rouler sur un beau vélodrome que je ne connaissais pas en se faisant plaisir. Le test portait sur les sensations de l’utilisateur lors de la pratique. C’était une expérience enrichissante, le tout dans une bonne ambiance entre les testeurs et les ingénieurs. J’ai constaté que pour les expériences « en environnement réel » il n’est pas facile d’éviter certains biais : par exemple, nous ne devions pas voir le casque que nous portions lors de chaque session de test afin de ne pas avoir d’a priori dessus. Mais en regardant les autres testeurs qui étaient en piste en même temps que moi, je pouvais déjà savoir quel modèle je ne portais pas. Et pour peu que l’on connaisse la gamme de casque B’twin, on identifie vite le modèle lorsqu’on ajuste le réglage sur sa tête. Pas simple donc, mais j’ai joué le jeu à fond pour me focaliser sur les sensations… Et j’ai eu quelques surprises ! Pour ceux qui seraient intéressés pour tester des produits Décathlon, ça se passe ici.

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Décathlon propose des tests produits ouverts à tous, dans tous les sports.

Après le test, j’ai prolongé ma session sur piste lors de l’entraînement collectif du Stab, au moins une quarantaine de personnes en piste ce soir-là, un peloton bien fourni. J’ai fini mon par une visite expresse du vieux Lille le lendemain matin… Tout cela m’a donné envie de revenir dans le Nord ! Merci Paulo pour l’hébergement  😉

About the author

Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

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