Des hauts et des bas

La fin des ponts de mai marque pour moi la fin d’un gros cycle de compétitions. En effet, entre le 28 avril et le 13 mai, j’ai accroché un dossard sur mon maillot à 7 reprises. Avec plus ou moins de réussite…

Le 28 avril donc, j’étais de retour sur la piste pour une manche du challenge Gaby Coche à Lyon. Chose trop rare au niveau régional, l’organisateur (AC Lyon Vaise) nous proposait notamment une course aux points de 24 kilomètres ! Motivé à bloc, j’ai réalisé l’essentiel de la course à l’offensive, prenant 2 tours d’avance sur le peloton. Mais un autre coureur, Maxime Spohr du SCO Dijon, en a fait autant et m’a devancé au classement final. L’après-midi s’est terminée par une course à l’américaine avec Arnaud Boudras de l’EC Saint-Etienne Loire, nous terminons 3èmes malgré quelques erreurs techniques.

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« Pousse ! » Relais à la volée avec Arnaud lors de l’américaine, le 28 avril. Photo @HappyBiscotte

 

Le lendemain, je passais sans transition de la piste à la montage avec la très exigeante course d’Arbent-Bourg-Arbent en élite. Et pour être honnête… Je me suis surpris ! J’ai digéré la course sur piste mieux que prévu. Les sensations dans la première partie vallonnée du parcours étaient bonnes. Quand le peloton vole en éclats dans la principale difficulté du jour, je n’arrive pas à suivre les meilleurs mais me retrouve dans un petit groupe qui continue à bien rouler. Je prends mon lot de relais, nous arrivons finalement pour la 53ème place. Je fais 59, cela reste anecdotique et je suis relativement loin des premiers… Mais moins qu’avant ! Les 5 cyclistes-étudiants SHN de l’INSA étaient au départ de la course, ce n’est pas si souvent. A noter qu’Adrien Guillonnet, en 5ème année GMC, termine 2ème de la course !

Pour vous donner une idée du parcours, voilà un lien d’une vidéo du parcours obtenue avec l’appli Relive :

Relive ‘Arbent-Bourg-Arbent’

Puis 2 autres INSAliens ont enchaîné avec le Rhône-Alpes-Isère Tour, une course UCI qui regroupe les meilleures DN Rhône – Alpines et plusieurs équipes pros ! Je suis allé (à vélo) au départ de la première étape pour encourager Louis et mon coloc Loïc 🙂

Pour ma part, pas de Rhône-Alpes-Isère Tour mais un gros enchaînement. Le 1er mai mai, j’ai couru à Seynod en Haute-Savoie, en 2/3/J. Les jambes sont bonnes mais je me livre un peu trop au court de la course sans pouvoir faire de différence. Quand je trouve enfin l’ouverture à 16 kilomètres de l’arrivée, je suis vite à bloc. Avec mes 2 compagnons d’échappée nous sommes repris à 8 kilomètres du but, le contre va au bout. Je termine finalement 15ème, déçu car il y avait une belle opportunité. Mais content pour le vainqueur Valentin Goudin, que je connais bien puisque nous avons couru dans le même club, l’AV Thiais, il y a quelques années !

Puis le dimanche 6 mai j’étais au départ de la course de Belley, dans l’Ain. Avec une invitée surprise : la grosse chaleur ! Les jambes étaient plutôt bonnes mais j’ai vite senti que je prenais un « coup de chaud ». J’ai compris que j’avais 2 options : aller au bout de la course en essayant de faire un résultat mais en y laissant à coup sûr beaucoup d’énergie, ou me retirer sagement en prévision du lendemain. Car le lendemain, je partais tôt le matin à la Coupe de France d’américaine au Mans. 1 journée dans le camion du comité AURA avant de courir mardi. J’ai pris l’option de la prudence, préférant « garder du jus »…

Le 8 mai, me voilà donc au Mans pour courir la coupe de France d’américaine avec Arnaud Boudras. Cette fois-ci, pas d’annulation pour cause de pluie. Le temps est radieux et la course a bien lieu. Nous terminons 4èmes, à un petit point du podium ! Forcément déçus de passer à côté, nous avons clairement senti qu’il y avait la possibilité de faire mieux. A titre personnel, je suis d’autant plus frustré que j’ai le sentiment de ne pas avoir eu le même niveau que 10 jours auparavant à Lyon. Sans être collé non plus, il m’a manqué le petit « quelque chose » qui fait la différence. Toujours rageant, surtout dans une épreuve collective. Initialement, je n’avais pas prévu de participer à cette course. C’est Arnaud et son père qui m’ont convaincus au dernier moment et je dois les en remercier, il fallait tenter le coup et nous avons bien failli le réussir. Pour moi, c’était sans doute la dernière opportunité à ce niveau sur la piste. Pour Arnaud, j’espère qu’il y en aura d’autres…

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Sous le maillot blanc du comité AURA – Photo Benoit Delaisse, Lepetit magazine

Petite anecdote au passage : la première fois que j’ai vu des vélos de piste, c’était lors de la coupe de France de l’américaine… Il y a 15 ans ! Elle se déroulait à la Cipale. Cette piste n’est plus guère utilisée de nos jours. Alors j’ai été très heureux de voir ce reportage d’Arte, qui montre qu’il y a encore de la vie sur le vélodrome où j’ai débuté :

La vidéo ici.

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La Cipale, photo l’Equipe

Battu mais pas abattu, de retour en Rhône-Alpes je suis au départ d’une nouvelle course sur route, le 10 mai. C’est à Corveissiat et là encore c’est bien vallonné : un circuit de 9,2 kilomètres avec 2 bosses sévères, à répéter 10 fois, pour un total de 2 000 mètres de dénivelé ! Ce n’est « que » une 2/3/J mais le Chambéry Cyclisme Formation (la réserve de l’équipe professionnelle AG2R) est bien présent et impose un rythme élevé derrière une échappée qui sera revue. L’écrémage se fait par l’arrière, nous ne sommes plus qu’une vingtaine à jouer la victoire. Je « sens » un coup qui part à 2 tours de l’arrivée, mais le VC Villefranche n’est pas représenté et fait la jonction. Une fois de plus, c’est le contre qui va au bout, je termine 12ème. Frustrant.

Pour finir cet enchaînement, j’ai pris le départ de la course de Villette d’Anthon le 13 mai. Sans doute la course de trop ? Je n’encaisse pas le départ à bloc, l’écrémage se fait par l’arrière et mon tour arrive très vite, trop vite ! Les conditions météo sont exécrables, il n’y a vite plus de vrai groupe, les coureurs abandonnent un par un. Dans ce cas de figure, j’ai l’habitude de finir la course à mon rythme, pour faire de l’entraînement. Mais ce circuit urbain et tortueux rendu difficile par la pluie ne se prête pas vraiment à faire du foncier… Alors je me résigne et j’abandonne. Je suis contrarié, moi qui ai l’habitude de terminer toutes mes courses, voilà que j’abandonne 2 fois en 8 jours. D’autant plus difficile à admettre qu’après un début de saison compliqué par mes problèmes au genou, j’étais heureux de retrouver des sensations au mois d’avril. C’est une alerte, et avec mon entraîneur nous décidons que je dois prendre un peu de repos. Pour mieux repartir vers les derniers objectifs avant l’Espagne.

Repos qui aura été bénéfique puisque dès hier, les sensations étaient bien meilleures sur la course de Montmeyran. C’était sans doute ma dernière course en 2/3/J, j’étais très motivé pour aller chercher la victoire… Mais j’ai encore loupé la bonne échappée. Sur un circuit très étroit, je me suis rapidement projeté à l’avant. Mes tentatives n’ont pas été fructueuses, cela s’est joué à très peu de choses. C’est terriblement frustrant de sentir que la condition est là, et qu’il manque le petit déclic pour performer. J’arrive à ressortir avec un petit groupe dans le final, déjà trop tard pour rentrer sur les premiers, j’ai pris cela comme un entraînement avant les prochaines courses en élite.

Prochaines échéances, le circuit des Monts du Livradois, puis le championnat Auvergne-Rhône-Alpes.

About the author

Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

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