A la folie !

Ma saison cycliste, démarrée en février dans les environs de Barcelone, s’est probablement terminée sur le pas de ma porte. Ou presque : le championnat de France de demi-fond se déroulait au vélodrome du parc de la Tête d’Or, à quelques centaines de mètres de mon appartement.

Et forcément, c’était un rendez-vous important pour moi. Rendez-vous donné il y a près d’un an par Michel Meunier, grand monsieur de la piste en Rhône-Alpes et coorganisateur du championnat.

statut-michel-meunier
Statut facebook d’octobre 2016. Michel a tenu parole !

Je n’étais pas confiant au départ de la qualification car les sensations étaient mitigées les semaines précédentes. Avec mon pilote Sylvain Pacheco, nous nous sommes faits peur : après être parti en tête, j’ai vite rétrogradé à la 5ème place synonyme d’élimination. Au fil de la course, je me suis senti mieux, les repères sont revenus, et je me suis qualifié assez largement, terminant 3ème de la série.

Mais il n’y a pas eu d’exploit en finale : je termine 5ème, assez loin du podium. Il aurait fallu que je sois dans un jour exceptionnel pour y prétendre, et ça n’a pas été le cas. A l’arrivée, il y avait forcément de la déception : j’aurais tant aimé faire mieux à domicile, avec le maillot du LSE sur le dos, devant le club, ma famille et mes proches. J’ai vu beaucoup de monde en bord de piste, et après la série, j’ai senti que les gens y croyaient.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cependant je n’ai aucun regret, j’ai fait tout ce que je pouvais pour y arriver. La préparation était difficile, j’ai alterné les séances de Gimenez (un exercice avec des séquences d’intensité suivie de récupération incomplète) et de Pacheco (à savoir l’entraînement derrière la moto de Marc Pacheco). Je ne vous dirai pas quelles séances faisaient le plus mal, je dirai simplement que je n’aborde plus le Gimenez de la même façon 😉 Le jour J, Sylvain m’a très bien conduit, il a su me faire patienter. Car les courses étaient longues : 30 kilomètres en série le matin, 50 en finale l’après-midi. Entre les deux, une phase de récupération suffisamment longue pour que le corps se refroidisse, et trop courte pour amorcer une vraie régénération. Même cette récupération faisait partie de l’épreuve, il fallait bien la gérer. Et finalement cette 5ème place, les 4 premiers étaient simplement plus forts, je ne peux que les féliciter.

Maintenant, place à la récupération. Ma saison s’est probablement terminée sur ce championnat, elle fut dense. Sans résultat tonitruant en 1ère catégorie, mais quand je compare à l’année dernière, je peux mesurer mes progrès. Je pense déjà la prochaine saison, un gros projet est en préparation… J’ai hâte d’y être !

Il n’est pas dit que je coure le championnat de demi-fond l’année prochaine : tout dépendra du calendrier fédéral, de mon propre programme sportif et de la suite de mes études. Car oui, en septembre j’ai fait du demi-fond mais j’ai aussi repris les cours à l’INSA !

Je laisse le mot de la fin à un parent d’un jeune de l’école de vélo, qui est venu me voir à la fin du championnat : « Je te prenais pour un jeune sain d’esprit, mais tu es complètement dingue en fait ! »

Merci à tous ceux qui rendent ces folies possibles : mon entraîneur Sébastien Bérard, les pacers Pacheco père et fils, les coureurs, dirigeants, bénévoles du Lyon Sprint Évolution, Jean-Claude Socrate Chanaud, l’INSA Lyon et ses sport-ét’, les copains de toujours et la famille que je ne vois pas assez souvent, la Fondation INSA Lyon et Axeal Consultant !

About the author

Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

Laisser un commentaire