Une question d’équilibre

Le week-end entre les examens du premier semestre et le début du second est l’occasion de souffler un peu, et de faire un premier bilan de mes débuts en GMC.

Que le temps est passé vite ! Il faut dire que j’ai été bien occupé, comme à mon habitude. Après une fin de saison 2015 où j’avais les jambes légères, glanant quelques victoires au passage (mais aucune sur la route, et pas de participation au championnat de France piste), il a rapidement été temps de commencer à préparer la saison 2016. Dans le même temps, les cours ont repris à l’INSA et j’ai débuté mon cursus dans le département Génie Mécanique Conception. Ma première priorité a été de trouver le bon rythme dans l’alternance des cours et des entraînements. En effet, j’ai une relative liberté dans mon choix de cours, avec l’obligation de valider au moins 20 crédits ECTS par semestre (sur les 30 suivis dans le cursus classique). J’étais parti sur une base de 24 crédits, mais j’ai dû revoir mes objectifs à la baisse dès la Toussaint en supprimant une matière pour libérer du volume horaire, passant ainsi à 21 crédits. Je suivrai les enseignements correspondant aux 9 autres crédits l’année prochaine, et je compléterai par des cours de 4ème année pour atteindre à nouveau environ 20 crédits par semestre.

Ce semestre, j’avais donc une grosse vingtaine d’heures de cours à mon programme. Avec mon entraîneur Sébastien Bérard (www.seapscoaching.com), nous avons décidé de hausser d’un cran ma préparation physique en passant à 6 séances par semaines au lieu de 5. J’ai donc 6 jours d’entraînement/compétition, et le 7ème jour (le lundi), je débutais ma journée à 8h en cours de maths pour l’achever à 20h en cours d’Allemand. Un gros rythme à tenir, tout en prenant le temps d’entretenir son matériel (ménager sa monture pour aller plus loin, dit-on…), de participer à la vie du club (planifier les entraînements et le calendrier 2016 en concertation avec l’équipe), de mener une vie normale (remplir son frigo, se faire à manger, tout ça…). Tous ceux qui sont passés par le double cursus sport-études de l’INSA le savent : tout est une question d’équilibre.

Et comme pour les funambules, l’équilibre ne tient parfois qu’à un fil. Mon ami Vincent Martins en a fait l’amère expérience en novembre dernier : à une semaine des 3 jours de Genève que nous devions disputer ensemble, une chute sur la piste de Gand lui brise l’humérus. Arrêt obligé pour lui, heureusement entre sa chute et le moment où j’écris cet article, il a eu le temps de se remettre et sa rééducation semble en bonne voie. Courage 😉 Quant à moi, c’est à nouveau un Italien qui m’a sauvé la mise au dernier moment (lire ici).

Aventures genevoises #3

En effet, après Luca Salvadeo en 2014, j’ai pu m’associer à son compatriote Alessandro Picco. Nous nous étions croisé 2 semaines auparavant lors du Grand Prix de Genève. Il avait remporté l’omnium en catégorie +30 ans, devant… Vincent; quant à moi j’avais terminé 6ème en catégorie Elite après avoir remporté les deux dernières manches (voir la vidéo de la dernière manche ici, filmée par mon père). Les jambes étaient donc bonnes pour nous deux, malheureusement Alessandro n’avait pas l’expérience des courses à l’américaine. Il manquait de technique et peinait à se placer dans le peloton. J’ai pu compenser un certain temps mais pas jusqu’au bout et nous n’avons jamais été en mesure de jouer le podium. Néanmoins, ces 3 jours resteront un bon moment de sport. Nous avons pris plaisir à participer à cet événement, organisé à la perfection par l’équipe du vélodrome de Genève. Pour moi, c’était aussi une belle manière de conclure la saison 2015.

Avec Alessandro sur lors de la cérémonie protocolaire.
Avec Alessandro lors de la cérémonie protocolaire.
Exercice de maths
En plein exercice de maths, dans la salle de repos des coureurs aux 3 Jours de Genève. Photo Alessandro Picco

 

En mode projets

Pendant l’hiver, j’ai trouvé mon rythme pour enchaîner les cours et le sport. L’enchaînement cours/TD/TP est plutôt simple à faire, en revanche les premiers projets sont arrivés. Et certains peuvent prendre du temps ! J’ai récemment tenté de compter les différents projets scolaires et extra-scolaires dans lesquels je suis ou j’ai été investi :

  • projet d’informatique : j’ai beau être en département de mécanique, le premier projet concernait du codage avec Excel. Me concernant, j’étais affecté à un problème dit « du cercle minimum ». Il s’agissait de déterminer le centre (et le rayon) du cercle de rayon minimum englobant un nuage de points répartis sur une carte, et fournis dans un fichier Google Earth. Un projet prenant mais intéressant. Si je ne pense pas passer ma vie à coder sur Excel, cela m’a au moins permis de maîtriser plus en profondeur cet outil, ce qui s’avère très utile par exemple pour stocker mes entraînements cyclistes. Et aussi pour faire des calculs de mécanique, on ne sait jamais.
  • projet de conception : par équipes de 2, il s’agissait de calculer la durée de vie de roulements montés sur un essieu de chariot élévateur, puis d’étudier la reconception d’une liaison pivot et d’un assemblage en fonderie. Je n’aurais pas cru dire cela un jour, mais calculer la durée de vie de roulements peut s’avérer très intéressant ! Pour le projet de conception comme le projet d’informatique, nous avions très peu d’indications de départ. C’était un peu déroutant au début mais cela nous laissait une grande marge de manœuvre, ce qui n’est pas déplaisant. Le début des vrais exercices d’ingénieur, en somme.
  • projet DIERE : à cheval sur les deux semestres, le projet DIERE (pour Décourverte d’Informations sur l’Entreprise et Recherche et développement et Economie, pas mal comme titre n’est-ce pas ?), mené par équipe de 15,  constitue en l’étude d’un brevet technologique. En quoi consiste l’invention brevetée ? Quelles sont les applications industrielles possibles ? Quel est le but réel du dépositaire du brevet : protéger une invention ou gêner un concurrent ? Autant de questions auxquelles nous devront répondre en mai. En attendant, nous avons commencé les recherches documentaires. Là encore, je ne m’y attendais pas forcément, mais l’étude d’un procédé de fabrication de pièces en composite à matrice céramique est plutôt intéressante. Il faut dire que ce domaine m’a toujours intéressé, et au moment de choisir mon département d’études, j’avais longuement hésité avec Mécanique Procédés Plasturgie (GMPP), où les composites sont étudiés plus en profondeur qu’en GMC.
  • projet PPH : Projet Personnel en Humanités. C’est un projet qui doit être réalisé à la convenance de l’étudiant entre la 3ème et la 5ème année, sur un sujet libre mais non scientifique. J’ai choisi d’orienter mon PPH sur la relance de l’Amicale des Sport-Etudes de l’INSA. En effet à la rentrée 2015, je suis devenu secrétaire de cette association que nous tenions à relancer avec un petit groupe d’étudiants. En plus des cours, des projets et des entraînements, se superposent donc à mon emploi du temps les réunions périodiques du conseil d’administration, et la gestion du site web (au passage, le lien : amsportetudes.asso.insa-lyon.fr). Les choses évoluent plutôt bien, j’en reparlerai peut-être plus tard.

Et dans tout cela, il faut trouver les éléments de réflexion pour bâtir un projet sportif et professionnel sur le long terme. Pas simple, mais ce dont je suis sûr, c’est que je ne m’ennuierai pas !

Cap sur le second semestre

J’évoquais plus haut les ajustements permanent pour trouver l’équilibre. J’ai justement eu l’impression de prendre une belle gamelle lors du partiel de mécanique. Dommage après un semestre sérieux, et alors que j’avais tout pour bien faire. D’autant plus rageant que j’ai vite compris mon erreur… Après l’examen. Une petite équation qui me coûtera sans doute bien cher, mais il faut faire avec. Des échecs malgré une bonne préparation, sportivement on en rencontre souvent. Ils n’empêchent pas d’avancer. C’est ce que j’ai l’intention de faire au deuxième semestre. En continuant à prendre du plaisir en cours et sur le vélo, et en développant mes projets multiples !

About the author

Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

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