News #7

L’actu : tenir le cap

Le cyclisme est un sport de patience.

Patience quand il faut « borner » à l’entraînement sous un temps maussade, voire carrément mauvais comme ça a souvent été le cas ces dernières semaines. Ce qui n’empêche pas de rouler : je n’ai jamais fait autant de kilomètres qu’au mois d’avril cette année… En attendant mieux ?

Patience quand, sur le circuit ultra-plat du Championnat de France Universitaire, il faut attendre la fin de course pour voir la course se décanter. Je sors dans un groupe à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, nous prenons quelques secondes, cela semble bien parti… Mais c’est finalement revu, contré, et le contre ira au bout. Sans moi, ni aucun insalien. Il faudra patienter l’année prochaine pour retenter notre chance…

Patience quand malgré tous mes efforts, je « passe par la fenêtre » au bout d’une heure de course au Grand Prix de Liergues. J’étais pourtant bien parti. Une échappée d’une douzaine de coureurs avait pris le large dès le départ, mais sans paniquer je m’étais porté dans les premières positions du peloton. Je surveillais Jérôme Mainard, professionnel de l’armée de terre, car je me doutais qu’il allait provoquer une sélection. Ce qu’il a parfaitement fait, mettant le peloton en file indienne sur le circuit très difficile et exposé au vent de Liergues. J’étais aux alentours de la 20ème position du peloton, pas de quoi paniquer… Mais nous étions tous à fond et quand deux places devant moi un coureur faiblit et laisse un trou, je fais l’effort mais je n’arrive pas à combler l’écart. J’explose en vol, je ne reverrai jamais (pas plus que le reste du peloton) la trentaine de coureurs qui est devant. Je termine finalement 37ème. Un bon début de course donc, mais il manque encore quelque chose. Patience…

La faute à personne

Mais ma patience a ses limites. Le 6 mai dernier, j’étais au Mans pour la Coupe de France Fenioux sur piste. Il a plu toute la journée. Le vélodrome, qui n’était pas couvert, était impraticable. Certaines épreuves sont annulées, d’autres reportées le lendemain. Sauf que je suis sensé rentrer le soir même. Tout mon déplacement est organisé de longue date, avec un timing serré et un court repos prévu lundi 8 mai. Ce jour-là je dois non seulement récupérer du voyage et de mon dernier gros bloc d’entraînement, mais aussi rattraper les cours que j’ai manqués pour venir jusqu’au Mans. En période de congés scolaires, j’aurais pu improviser pour rester une journée de plus. Mais ce n’est pas le cas. Retour à la maison donc, comme pour beaucoup des coureurs engagés ce jour-là. Je fais tout de même un bref crochet par le vélodrome (couvert) de Saint-Quentin-en-Yvelines pour m’entraîner un peu. Car oui, il y a un (magnifique) vélodrome couvert à 2 heures de route du Mans, au siège de la fédération. Mais la seule compétition internationale de l’année sur le territoire a lieu en extérieur au mois de mai, à une période où la météo est instable. Raison invoquée : « si on organise tout dans les vélodromes couverts, les organisateurs des  »petits » vélodromes mourront ». Un argument qui peut se comprendre. Il faut penser aux organisateurs. Mais faut-il penser aux coureurs ? En particulier aux amateurs…

Et si l’on voyait le problème autrement ? Certes, il faut organiser des compétitions ailleurs qu’à Saint-Quentin-en-Yvelines. Mais alors… Pourquoi le vélodrome du Mans n’est-il pas couvert ? Il y a là-bas une belle piste, une équipe organisatrice motivée. Peut-être un élément de réponse : le vélodrome du Mans est caché dans une forêt, à l’ombre de la MMArena, l’immense (25 000 places !) stade destiné au club de football de la ville, actuellement en CFA2 (5ème division, 2 000 spectateurs par match, les bons jours). Coût de l’infrastructure : 104 millions d’euros.

Dans l’ombre, le vélodrome de la Tête d’or à Lyon, y est aussi un peu trop souvent. Mais il en sort ce mois-ci pour accueillir un tournoi de tennis professionnel. Une belle occasion de mettre en valeur le parc et le patrimoine de la ville, mais en conséquence l’accès à la piste est fermé pour une durée d’un mois. Cela ne serait pas gênant s’il y avait un autre outil de pratique dans l’agglomération, mais ça n’est pas le cas. Les pistards sont donc priés de ne pas faire de piste. Après des travaux à rallonge, la pilule est difficile à avaler… Je vous invite à lire et signer la pétition qui a été lancée pour que les cyclistes puissent à nouveau utiliser le vélodrome au plus vite.

Retour derrière la moto

Mais tout n’a pas été négatif ces derniers temps. En particulier, j’ai repris contact avec la moto de demi-fond lors d’une démonstration organisée dans le cadre du Trophée National du Jeune Pistard à Saint-Étienne. Une première pour moi depuis 2014 avec Sylvain Pacheco, le fils de Marc, et une bonne mise en route avant les échéances plus lointaines. Au passage, l’école de vélo du LSE a remporté le Trophée… Bravo les gones !

Je suis aussi allé avec les familles Verne et Ducruet retrouver les Pacheco père et fils pour un critérium derny sur route à Valentigney. Une première pour moi dans cet exercice… Derrière Marc, j’ai viré vite !

A venir

20 mai : course sur route à ?

25 mai : Grand Prix de Villette d’Anthon

28 mai : Circuit des Monts du Livradois à Ambert

3 juin : Championnat Auvergne-Rhône-Alpes

5 juin : Prix de Foissiat

About the author

Mi-cycliste, mi-étudiant en ingénierie mécanique à l'INSA Lyon.
En échange Erasmus à l'Université du Pays Basque à Bilbao pour l'année 2018/2019. J'ai regardé 300 fois "l'Auberge Espagnole" et "Le vélo de Ghislain Lambert" avant de me lancer dans l'aventure.

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